Entre Chien et Loup
- Sarah Rees
- Danny Buckton et Pierre-Mathieu Hébert
- Sarah Rees
RÉSUMÉ
Un jour, Manal trouve sous son pull un chagrin. Le chagrin est petit, poilu et anxieux, il regarde Manal de ses grands yeux humides. Alors Manal le garde tout contre son ventre. Et plus Manal prend soin du petit chagrin, plus le petit chagrin s’épanouit…
Et puis comme toujours, après des jours ininterrompus de pluie vient le beau temps. Le printemps pointe le bout de son nez, et à l’occasion d’une sortie matinale dans le jardin, Manal rencontre sa voisine, petit monstre éclatant de caractère. Et si le charivari était un remède au chagrin ?
Le dispositif
Sur scène, un conteur et un musicien s’activent dans leur petite cuisine. Ils coupent, rincent, cuisent, égouttent, mangent, tout en racontant l’histoire. Petit à petit, les sons de l’espace réel (évier, aliments, placards, cafetière…) deviennent ceux de l’espace fictionnel. Les éléments évoqués dans le récit apparaissent sur scène, mais leur usage sonore détourné surprend et
réjouit les yeux et les oreilles.
La figure centrale du petit chagrin qui grandit se matérialise d’abord au plateau par un violon, qui devient violoncelle, puis contrebasse. Le corps de l’instrument est aussi évocateur que sa sonorité : le petit chagrin soupire et gémit, le moyen chagrin ronfle et râle, le gros chagrin grogne et gronde…
Famille de cordes, percussions, basson… La composition musicale accompagne les bruitages, pour permettre aux spectateurs de plonger encore un peu plus dans les émotions de l’histoire.