Avant d’aller mieux
- Emmanuel Douheret
- Manon Agostini
- Alice Rosine, Louise Visseaux, Victor Dupuis, Emmanuel Douheret,
- Teo Meyer, Nicolas Biyick
résumé
Comment monte-t-on un spectacle ?
Quelle urgence pousse à monter sur scène ensemble ?
Comment transformer l’échec en élan, le doute en générosité, et oser le saut dans le vide ?
Au sortir de l’hiver 2026 , une troupe de théâtre en pleine création se confronte à ces questions brûlantes. Manon, Maxime, Léa et Jimmy, quatre jeunes artistes, tentent de justifier leur désir ardent de raconter une histoire : la leur, celle d’une génération en quête de sens, animée par l’urgence de se sentir artistiquement utile.
« Avant d’aller mieux » est un spectacle musical qui questionne avec un humour acide les liens d’amitié, les injonctions patriarcales et la nécessité — parfois naïve — de croire encore au collectif. Entre chansons, autodérision et confrontations sans filtre, le spectacle fait entendre une parole jeune, engagée, traversée par des débats intimes et politiques autour du genre, du féminisme, de la sexualité et de la santé mentale.
Avec fraîcheur et gravité, les personnages se placent à hauteur humaine et tentent, ensemble, de répondre à une question universelle : comment vivre ?
note d’intention
Ce projet est né des comédien·nes. Il existait une idée de départ, un texte initial, mais c’est surtout au fil de longues heures de laboratoire, de jeu et de discussions autour de nos envies, nos doutes et nos univers que « Avant d’aller mieux » a trouvé sa forme et son sens. Parler d’« artistes en galère » imposait une évidence : je ne pouvais pas mettre en scène une vision unique de l’échec ou de la réussite. Cette pièce est fondamentalement comique et absurde, nous la souhaitons profondément engagée, traversée par nos réalités de jeunes comédien·nes , par ce qu’elles racontent d’une société patriarcale et de la difficulté à se sentir utile comme créateurice.
Le spectacle prend place dans un garage : un lieu brut, imparfait, mais qui nous appartient. Espace de répétition, de recherche et d’expérimentation, il devient tour à tour bar, rue, boîte de nuit ou cérémonie des Molières. La mise en scène joue avec les codes — comédie musicale, théâtre immersif, boulevard — pour mieux les détourner. Les comédien·nes construisent eux-mêmes la scénographie, guidés par la musique et la lumière, affirmant qu’avec de l’imagination, on peut créer partout, même dans « un garage de merde ».
LA COMPAGNIE
Fondée à Lyon au sortir du confinement, la compagnie voit le jour à l’issue d’une réflexion sur la place du théâtre dans le quotidien, son accessibilité et ses formes alternatives. Alice, Camille, Rodolphe et Manon décident de créer une compagnie professionnelle engagée.
Dès 2021, la compagnie entame un travail de recherche et d’écriture autour des mémoires, donnant naissance à « Mémoires Collectées », premier projet consacré à la guerre d’Algérie. Le spectacle est joué dans divers contextes, notamment scolaires et carcéraux, et affirme une direction artistique inclusive, tournée vers les publics éloignés de l’offre culturelle (ruralités, zones sensibles, prisons).
Cette démarche ouvre la voie à d’autres créations, de la comédie (« Tout se joue », 2022) à des formes plus politiques (« Ruptures », 2024). En septembre 2024 débute la création de « Avant d’aller mieux », premier projet de la compagnie à entrer en exploitation parisienne. La compagnie poursuit aujourd’hui le développement d’un théâtre accessible, ancré dans le réel et ouvert à de nouveaux artistes.