Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


Thérapie anti-douleur (La presse)


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«Nous sommes là en présence d'un texte contemporain sur la complexité des rapports familieux : fort, dur, puissant, essentiel, sans fioritures, sans détours, sans artifices. Un théâtre de chair et de sans, de corps et de sentiments, de larmes et de cris, de rires et d'hésitation. Exactement comme dans la vie...
Ce spectacle accomplit à la perfection ce que l'on peut attendre du théâtre: son illusion de la réalité et sa puissance cathartique. Thérapie anti douleur est une pure merveille, qui chamboule, dérange, émeut, et laisse sonné. Allez les voir, ils jouent jusqu'au 11 novembre et méritent des salles pleines.»

Thérapie anti-douleur


 

«En alternant un style réaliste et des instants d'humour surréel, dans une langue mimétique du quotidien précise et rigoureuse, le texte même problématique sociale et problématique existentielle et éclaire quelques zones d'ombre de ce que nous sommes, comme le remarque la traductrice Carlotta Clerici»

Thérapie anti-douleur


 

«La qualité de la direction d’acteur de Yvan Garouel, un des quatre mousquetaires de la Compagnie Théâtre Vivant qui prône un théâtre d’incarnation, n’est plus à démontrer trouve à s’illustrer de nouveau cette année après l’excellent "Ivanov" qu’il a monté au Théâtre du Nord-Ouest, avec cette intensité d’humanité qui sert au mieux les grands auteurs du répertoire.
A la Manufacture des Abbesses, salle dédiée à la création contemporaine, il met en scène "Thérapie anti-douleur", une pièce de Laura Forti, jeune auteur dramatique italien qui revêt le caractère d’une belle découverte.
Cette comédie dramatique, au titre à double détente, traite de la famille, de la vie, de l’accomplissement de soi et de la mort - thématiques universelles et consubstantielles à l’homme - à travers un des moments prégnants de l’existence de chaque individu, celui de la mort des parents.
Cette thématique, souvent traitée comme l’accompagnement dans un amour partagé ou le moment de l’ultime réconciliation, est ici abordée de manière presque iconoclaste à l’image de la superbe affiche du spectacle, des rejets floraux épanouis naissent du corps lignifié d’un homme sans tête à la Modigliani.
Pour que l’enfant devienne adulte il lui faut tuer le père et ce, le plus souvent, de façon symbolique et inconsciente. La fratrie dépeinte par Laura Forti n’a pas opéré ce rituel fondateur même si ses membres se sont éloignés du père et lui témoignent une indifférence de façade.
Un père qui est passé à côté de ses enfants, par égoïsme et sans doute - laissons-lui le bénéfice du doute, par ignorance reproduisant ce qu’il avait lui-même connu, même s’il les a sans doute aimés, à sa manière. Les deux surs et le frère, qui ont trouvé un palliatif à leur souffrance, ne sont pas délivrés des attentes de l’enfant qu’ils portent encore en eux. Et le moment est peut-être venu.
Dans une traduction de Carlotta Clerici, le texte fort, d’un vraie intensité émotionnelle sans verser dans le pathos, singulier dans son écriture, une écriture "transgenre", qui unit le sens de l’intime de l’écriture féminine et le recul que l’on reconnaît à celle masculine même souvent est rappelé que l’écriture n’a pas de sexe, arc-bouée sur la lucidité sans concession et l’humour tinté dautodérision, divine alchimie qui désamorce la mièvrerie du sentimentalisme et le didactisme du réalisme distancié. Car ce n’est ni un théâtre de sentiment ni un théâtre naturaliste mais le théâtre de l’humain, du théâtre qui montre l’homme à l’homme, l’antienne de la Compagnie Théâtre Vivant, et qui n’est jamais monolithique.
Lucidité du regard de l’auteur sur ses personnages : elle les aime, comme une mère aime ses enfants, avec leurs qualités et leurs défauts, dans leur complexité et leurs contradictions, cela est patent dans l’écriture, mais ne leur passe rien et les pousse dans leur dernier retranchement pour que tout ce qui est enfoui et macère de manière gangrénique soit expulsé.
Sur scène, dans les rôles principaux, des partitions sans faute pour Gil Bourasseau, époustouflant looser anxieux et boulimique compulsionnel, Anne Coutureau, en scénariste pour la télévision qui maquille ses fêlures comme elle y transpose le vie de ses proches, et Gaël Rebel, fébrile médecin qui a choisi un métier pour venir en aide aux gens alors qu’elle ne peut s’aider elle-même. Pierre Deny, Manga Ndjomo et Isabelle Montoya complètent cette distribution au diapason pour une immersion réussie dans cette chronique de la vie ordinaire.»

Thérapie anti-douleur


 

«Un père à bout de souffle, repose sur son lit d’hôpital comme sur un catafalque. Il est atteint d’un cancer mais il ne le sait pas, ses enfants veulent le préserver de cette troublante réalité. Réunis pour affronter la mort de leur père, les deux filles et le fils du futur défunt confrontent, bien malgré eux, leurs vies. Gina, un médecin débordé par ses fonctions, à renoncé à ses rêves, Giulia a préféré écrire des feuilletons télé à succès que de poursuivre ses performances dans le théâtre d’avant-garde, Lele, boulimique, est seul, sa femme l’a quitté. Dans cette tourmente familiale, la présence d’une femme africaine, inquiète pour son fils, passe pour anecdotique. La morphine aidant, le Père se livre à des révélations assez troublantes qui bouleversent les rapports entre les personnages.

Le style de Laura Forti oscille entre réalisme et légèreté. L’auteur compose une ode à la vie en abordant un sujet grave et troublant. Un humour inattendu s’insère dans les interstices d’un texte rythmé et soutenu par un langage du quotidien. Yvan Garouel s’empare de cette uvre, traduite merveilleusement par Carlotta Clerici, pour lui restituer une dimension élégante, fine et sincère dans une mise en scène simple, efficace et touchante. Il dirige les comédiens avec une précision étonnante offrant ainsi à l’ensemble de la représentation une légèreté apparente. La scénographie est sans prétention, un espace scindé en deux parties que les personnages s’approprient avec cohérence tout au long de la pièce. D’un côté, une salle d’attente composée de quelques chaises et d’une table sur laquelle s’entassent des revues. De l’autre, le lit du malade sur lequel le paternel repose, mais pas encore en paix. Un halo de lumière éclaire les visages troublés des personnages qui confessent, à huis clos, leur mal de vivre. Les déplacements sont nombreux dans cet espace fermé et mettent l’accent sur une situation éprouvante pour les protagonistes de l’histoire. Epuisé, à bout de nerf, Gina (Gaël Rebel) porte les angoisses de son personnage avec une sincérité dérangeante. Lele (Gil Bourasseau), s’enfile ses sucreries pour oublier son passé dérobé. Simple et drôle, il est juste et vrai tout comme Giulia (Anne Coutureau) détachée et touchante dans son rôle de sur ingrate. Le Père (Pierre Deny) impose une présence forte et attachante tout comme sa jeune conquête, Dragana (Isabelle Montoya). Enfin, Madame Nigeria (Manga Ndjomo) fait honneur à cette belle leçon de vie dont Laura Forti est l’auteur. »

Thérapie anti-douleur


 

Thérapie anti-douleur

Une famille réunie par la mort imminente du père atteint d'un cancer se dévoile et se met à nu. Tel est le sujet du texte de Laura Forti, Thérapie anti-douleur. L'écrivain italien n'est pas inconnue du public français. Plusieurs de ses pièces ont été montées au Théâtre national de Strasbourg, au Vieux Colombier, à la Maison de la culture de Bourges. Au coeur de son oeuvre exigeante et ancrée dans le réel, il y a l'homme dans sa complexité, ses contradictions, ses illuminations aussi. Yvan Garouel a mis en scène Thérapie anti-douleur avec le souci de convier le spectateur à une expérience sensible, émotionnelle et peut-être spirituelle.


La Manufacture des Abbesses

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


Thérapie anti-douleur

La presse

Théâtre Pièce: Thérapie anti-douleur

Dimanche à 21 heures
Lundi à 21 heures
Mardi à 21 heures
Mercredi à 21 heures
(Jusqu'au 11 novembre)