
L'oeuvre de Noli explore, sans relâche, l'insondable zone de non-droit de l'âme humaine, la fusion terroriste entre Eros et Thanatos, le mystère de la pulsion et de ses différents degrés de maîtrise ou de sauvagerie.
Jeune metteur en scène, j'étais à la fois fascinée et déroutée par cette écriture, dont le grondement sous-terrain constitue pour moi un écho moderne aux mythes fondateurs de la tragédie grecque.
Ayant fait une première fois l'expérience très positive de mettre en scène une lecture de «Sibylline» à la Kulturfabrik de Luxembourg (lecture reprise à la Maison du Off en Avignon en 2005), j'éprouve aujourd'hui un enthousiasme tout particulier à l'idée de me sentir enfin prête à aborder la mise en scène de Sibylline.
Marianne Groves, mars 2009


