Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


Permission de Jardin (La presse)


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« Mais qui est cette Marguerite qui ne cesse de répéter "Je suis votre nouvelle maîtresse" ? Une comédienne qui a du mal à tenir son rôle ? une jeune femme malade « qui ne sent plus la vie », dépressive et solitaire, hors norme ? Où sommes nous ? Dans le jardin de son enfance où la blessure saigne encore quand elle a été trahie, ou crut l’être ? L’écriture d’Isabelle Ganz suit les méandres, plonge dans les abysses de la pensée de cette jeune femme qui se perd en tentant de se rassembler. L’écriture est subtile, elle joue avec les mots aux second et troisième degrés. Isabelle Ganz, qui est aussi la comédienne, nous emmène dans cette identité fêlée, sans pathos, même avec fantaisie. Ce n’est ni triste ni déprimant. Continuellement émouvant, même quand elle nous entraine dans une grande confusion mentale parmi les « lapins » et les «hérissons ».

Permission de Jardin


 

« Permission de jardin est un texte écrit et interprété par Isabelle Ganz. Mise en scène par Jean- Pierre Davernon, la comédienne propose une promenade délicate dans les paysages tourmentés de la folie. Dans le clair-obscur d'une pensée qui s'égare, nous ne savons jamais dans quel labyrinthe cette femme blessée se perd. Elle commence en nous racontant qu'elle est comédienne et qu'elle doit jouer "Madame Marguerite" de Roberto Athayde. Ce texte magnifique d'un professeur au bord de la folie qu'Annie Girardot rendit célèbre. Mais voilà, est-elle véritablement ce qu'elle dit être? La perte d'identité est au centre de ce beau spectacle. On suit, sans se perdre, son récit décousu comme sa raison, d'où surgissent régulièrement un hérisson et un lapin. Les mots fusent et sortent sans logique exprimant les maux de ce être maniaco-dépressif, bipolaire, à qui la vie n'a fait aucun cadeau. »

Permission de Jardin


 


 

«Seule, pieds nus dans sa robe rouge avec son petit carré blond, une comédienne arrive sur scène: «Bonjour, je suis Mme Marguerite, je suis votre nouvelle maîtresse.» Elle répète, mais rien ne va. Non, ce n'est pas aujourd'hui. Elle lit alors un autre texte sur les lapins et les hérissons, «ces animaux jolis de nos jolies routes», dont les cadavres jonchent les bordures. Lapin... Un souvenir la submerge. Elle a 5 ans, elle attend qu'une dame anglaise en visite chez elle lui donne le lapin qu'elle porte dans son sac. Une peluche aux yeux bleus dans un petit manteau avec une marguerite sur la poche. L'enfant rêve déjà de leurs futurs jeux. Pour elle, c'est son premier amour. Mais «cette saloperie d'anglaise» s'en va et ne lui donne pas le lapin. La petite fille passe de l'excitation joyeuse à la colère. Un caprice pour les parents, une cassure en réalité. Telle Alice, elle poursuivra sans cesse ce lapin. Le rire est sa «patte de lapin protectrice», la souffrance un «petit bout d'os de lapin réchauffé au travers de la gorge». Elle choisit de s'engouffrer dans son terrier et sombre dans la dépression. Le hérisson? C'est l'animal salvateur qui la tire de son délire sucidaire en lui donnant l'espoir de la guérison. A la clinique psychiatrique, il faut être patiente et attendre le printemps pour renaître. Patiente, le terme est bien choisit pour une malade... Aussitôt qu'elle voit poindre les premiers bourgeons, la voilà redevenue comédienne. Non, star: elle est nominée aux Molières! Enfin, l'euphorie laisse place à la réalité. Elle est toujours à l'hôpital et à une permission de jardin. Elle se sent normale, sans savoir ce que signifie ce mot. Au moins, elle à conscience de ce qu'elle appelle ses «poussées de Mme Marguerite» et ses «excès de lapins». »
La pièce, la vraie, démontre ainsi -avec une certaine légèreté et un humour grinçant- ce qu'est la duplicité de la maladie bipolaire? Théâtre dans le théâtre, saynète dans la saynète, la mise en abyme est perpétuelle. Le jeu, profond et sensible, nous mène à travers de ce parcours initiatique, pour découvrir et comprendre cette maladie taboue dont on guérit en s'accrochant à la réalité"

Permission de Jardin


 


 

« Comédienne multi-emplois, qui a fait ses preuves dans toutes sortes de domaines, cirques, théâtres, cinéma, télévision…. Isabelle a décidé cette fois de faire semblant de devenir une certaine « Madame Marguerite ». On se souvient de la pièce de Roberto Athayde, créée par Annie Girardeau artiste culte plus que grisante, encensée par la critique à l’époque jusqu’à ce que, dégrisé, on se soit rendu compte que le texte valait un brin moins que tripette. « Je suis votre nouvelle maîtresse ». Isabelle Ganz est en robe rouge à vastes jupe et jupons par-dessous qu’elle relèvera systématiquement la scénographie simple implique cinq chaises, à gauche, à droite et au milieu de la scène, et sur lesquelles elles se posent alternativement l’une après l’autre. « Bonjour, je suis votre nouvelle maîtresse».
S’ensuit un discours farfelu, décousu, qui se veut poétique et parfois métaphysique.
Donc un hérisson à sa gauche, un lapin à sa droite, leurs routes à tous deux se croisant plus que régulièrement et Madame au milieu qui, autre Blanche Dubois, finit par aboutir à l’hôpital psychiatrique. D’abord consignée dans sa chambre, elle aura enfin la permission d’aller au jardin, qui sait ? Rencontrer les autres pensionnaires.
Un monologue d’une heure dont on sort perplexe, après avoir ri à certaines sorties’ cocasses ou paradoxales. »

BLOG DE MARIE ORDINIS


La Manufacture des Abbesses

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


Permission de Jardin

La presse

Théâtre Pièce: Permission de Jardin

Du 18 juin au 5 sept.
Jeu 21h
Ven 21h
Sam 21h
Dim 17h