Sept personnages en partance pour Venise. Plutôt, devrions-nous dire, sept monstres, sept figures que tout oppose, mais qui, dans le fond, se ressemblent.
Une souffrance commune née des problèmes de chacun. La pièce est une succession de tableaux où la mort, la violence, la haine ou encore l'égoïse sont omni-présents.
Nous ne voulions pas tomber dans le registre dramatique, cela ne servirait à rien. Alors nous nous sommes donnés la liberté de permettre aux spectateurs de rire de ces monstres représentés, d'offrir une sorte de récréation. Comme un Cluedo amusant et théâtral car Par la fenêtre, ou pas! et une véritable fantaisie policière.
Souvent, les textes contemporains ont cette magie de paraître inachevés, et c'est pourquoi je pense que c'est dans le jeu de l'acteur que se trouve la finalité.
Si les gens vont au théâtre, c'est pour se divertir, pour rêver éveillé. C'est à nous, acteurs, de transporter les gens dans un (leur ?) exutoire.
Alors rions, rions des souffrances, car il n'y a qu'au théâtre que nous pouvons nous le permettre.

