Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


Noire ! (La presse)


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séléction spectacle

Elles sont là, témoins autour du miroir, ces perruques ethniques qui cachent ou révèlent, objets de provocation ou de frustration enfouie. Elles écoutent Poppy, rieuse et protéiforme, qui se coule dans les avatars intimes, politiques ou historiques du long fleuve noir.
Elle est là et ne l’entend plus, la mère murée dans le silence déraciné d’une tradition qu’elle porte sur ses épaules. Tradition d’Afrique, de négritude involontaire ou magnifiée, d’un passé encombrant et si vivifiant. Tissage de couleurs et de peaux, caramel, cannelle, café au lait, de la sur la plus noire au frère le plus clair. Faire noir, être noir ? Noires et blanches comme les mains alternativement tournées, blanche à l’intérieur comme cette Noire de souche, Française de bouche qui, face à une cliente empêtrée dans son propre piège de condescendance larvée, observe avec un intérêt amusé les murs des passants indigènes.
A ce monologue dialogué, Nadine Zadi convoque les figures de l’Histoire, la grande, celle des politiques et des célébrités, et celle plus quotidienne des amitiés et des rencontres.
Mots et caresses de soie, rires et pleurs de soi.
Elle enfile, dans un rythme jubilatoire, les perruques ambiguës de sa clientèle, les gestes de l’enfance naïve, les résistances têtues de Rosa Park ou de Martin Luther King, le talent douloureux de Michael Jackson ou militant d’Angela Davis. Elle boxe avec Mohammed Ali devant Mobutu, s’interroge sur Barack ou Michelle Obama, déguste les bananes de Joséphine Baker, zézaie en parodiant Autant en emporte le vent. Tout en s’effeuillant de ses robes en camaïeu de l’infini nuancier de la peau, elle dit, avec le lyrisme de la simplicité, les accents de Senghor ou de Césaire. Avant de se lover en dansant dans la posture des origines universelles. Formidable hymne de tendresse rieuse, et surtout d’amour féminin à l’Eve primordiale.
On est sous le charme, enchanté.

«TELERAMA. TELERAMA SORTIR
"A fleur de peau, souvent drôle, Nadine Zadi est étonnante. En changeant constamment d’invraisemblables perruques, c’est notre il aussi, sur tous les préjugés, qu’elle aide à changer."
Fabienne Pascaud

LEMONDE.FR THEATRE AU VENT

"Nadine ZADI est extraordinaire, d'une fraîcheur inouïe, elle étincelle de poésie cette exclamation « Ah j'ai la peau noire ». Et c'est un grand bonheur d'être éclaboussé par sa joie de vivre qui fait rayonner le texte de Christian HAHN par mille facettes. Il y a ce tambour du cur qui raisonne, filtré par le soleil. C'est juste, c'est tendre, c'est percutant ! " Evelyne Tran

SNES.

" Nadine Zadi se glisse dans le texte avec finesse, intelligence et beaucoup d’humour. Le spectateur sort de ce spectacle, qui s’adresse aussi aux jeunes adolescents, ravi, ému et plus intelligent " Micheline Rousselet

ACTUALITE JUIVE

" Un one woman show bien rôdé, d’une écriture subtile et incisive, et magistralement interprétée par Nadine Zadi, si présente et totalement incarnée. " Michèle Levy-Taïeb

REG’ARTS
" Tout est léger finalement, presque banal. C’est la grande qualité de ce spectacle, de ce texte et de cette interprétation que d’égrainer un sujet aussi grave avec autant de légèreté, d’élégance et d’humour… sans un gramme de pathos…Une mise en scène subtile, sans grands effets, qui s’appuie en grande partie sur les nombreuses qualités d’interprète de Nadine Zadi, comme ce passage où apparaît soudain devant nous Rosa Parks… Il y a certaines choses qui doivent être dites. Le tout est de trouver la bonne manière pour… Chose faite avec « Noire ! ". Bruno Fougniès

PARIS TRIBU
" Un moment théâtral intense..
Le texte de Christian Hahn est à la fois poétique et réaliste. Au-delà de la couleur de peau il traite de la différence et de l’acceptation de soi mais aussi de l’autre. Il aborde avec légèreté et humour un sujet grave » Nathalie C.

CRITIQUE DE THEATRE
« Nadine Zadi interprète parfaitement son rôle avec beaucoup d’humour, d’émotion elle rend hommage aux victimes de la discrimination. Bravo ! ALLEZ VOIR !!! » Grace Bertrand

THEATRORAMA

" Le miroir que Christian Hahn place devant Nadine Zadi, Poppy tantôt drôle, tantôt solennelle, est riche de mille échos et de mille reflets. Il accueille un visage qui ne choisit pas et qui joue de tous les tons dont il est composé. Peu à peu, revenant en filigrane sur des siècles d’histoires personnelle et collective, de l’Afrique au Nord de l’Amérique, jusqu’au petit cercle qu’elle trace et retrace derrière la vitrine de sa simple boutique, Poppy se déshabille, ôte les strates d’habits qui lui servaient de protection, ses perruques bariolées et ses ballerines couleur crème, comme pour reprendre racine et pour retrouver sous ses pieds le relief de ses terres, mélange d’« ailleurs » et d’" ici ". Cathy Chabre»


La Manufacture des Abbesses

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


Noire !

La presse

Théâtre Pièce: Noire !

les jeudis 21h vendredis 21h
samedis 21h dimanches 17h,
du 20 août au 1er novembre 2015