Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


Même pas peur! (Le thème)


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Même pas peur!

POURQUOI AVOIR CHOISI CE THEME ?

Dans Les Deuils de la vie, Michel Hanus explique pourquoi le thème de la mort est si difficile à aborder : « Si le plus grand nombre des parents ne parle pas de la mort aux enfants, ce n’est pas, comme il est dit, pour les protéger, mais parce que les adultes ne sont pas à l’aise en face de cette réalité et de cette pensée. »

Pourquoi meurt-on ? Qui doit mourir ? Comment faire son deuil ? Que se passe-t-il après? Les enfants posent de nombreuses questions sur la mort, des questions qui gênent parfois, des questions qui nous mettent face à nos propres angoisses, des questions auxquelles nous ne répondons qu'à demi-mot par peur, par lâcheté ou parce que, peut-être, il n' y a parfois aucune réponse. Autant de questions devant lesquels les adultes se trouvent souvent démunis. Autant d’angoisses suscitées par ce qui n’est, en principe, que l’aboutissement normal de toute vie.

La mort est un sujet que nos sociétés ont tendance à évacuer. En perdant le véritable sens des rites, nous ne savons plus marquer le temps, célébrer les moments importants, les unions, les naissances et les adieux.il n' y a rien de plus mortifère que de vivre en niant la mort.

Même pas peur ou le voyage de Marcel
est né d'une envie et d'une nécessité de parler de la mort aux plus jeunes.
Célébrer la vie en créant du rêve et en suscitant de la réflexion autour du thème de la mort et du deuil. Célébrer l'amour et la joie à partir d'un thème qui souvent nous effraie, tel était notre but à l'écriture.

COMMENT PARLER DE LA MORT ?

Dans Même pas peur ou le voyage de Marcel, on accompagne le petit héros tout au long de son voyage initiatique. On est le témoin de ces rencontres qui vont l’aider à grandir... Rencontres farfelues ou inquiétantes, toujours poétiques, elles vont toutes pousser Marcel à dépasser sa peur ou sa colère.

Il est évident qu’on ne prétend pas dévoiler les mystères qui entourent ce grand évènement qu’est la mort ( les religions s’en chargent et tel n’est pas notre sujet ! ). En tant qu’auteures de théâtre, notre objectif est plutôt de décortiquer les comportements humains que suscite ce mystère, et ainsi offrir à notre public la possibilité de réfléchir et d’échanger sur un thème qui touche universellement.


« En tant qu’expérience personnelle, elle est le plus souvent vécue comme un arrachement d’avec celui qui meurt, par essence irremplaçable. Nous ne sommes pas préparés à la douleur, brutale, incompréhensible, ressentie au moment ou la mort fait irruption dans notre vie. Et, acquise un certaine maturité, la mort de l’autre devient inévitablement un peu notre propre mort. La notion de mort se construit lentement. Les enfants ne la conçoivent pas comme les adolescents, eux-mêmes ayant une vision très différente de celles des adultes.
La littérature de jeunesse, qui traite largement ce sujet, en se fondant soit sur le point de vue de l’adulte, soit sur celui de l’enfant, est un reflet de ces différences d’approche . Les ouvrages qui en résultent, ouvrent en tous cas les voies d’un dialogue pas si simple car touchant au domaine du plus intime de chacun, élèves comme enseignants.(...) Souvent les mots nous manquent, souvent le cur nous manque. Passer par le filtre de la littérature, nous permet alors d’en parler, avec les mots des autres, mais avec notre cur à nous . »
Lydia Brets (TDC novembre 2002, « la littérature de jeunesse face à la mort »)

C'est d'autant plus vrai au théâtre car le spectacle est un moment que l’on vit ensemble, à une heure précise, dans un lieu donné, un rendez-vous collectif que chaque spectateur reçoit et vit à sa façon et sur lequel il peut échanger en sortant ...


Face à la mort, il y a deux mondes : celui de l'enfant et celui de l'adulte.
L'enfant n'a aucun concept, aucune idée de la mort, il la découvre en la vivant par ses propres sensations. Ses réactions n'entrent pas dans les codes du deuil et peuvent souvent choquer le monde des adultes.
Les parents sont embarrassés avec la mort, ils en font souvent un tabou et croient protéger leur enfant en mentant, en niant ou en occultant...
C'est exactement là que commence la violente exclusion du plus jeune.

Dans notre spectacle, nous traitons plusieurs points de vue :
- celui du parent démuni devant les questions de l’enfant,
- celui de l’enfant démuni et exclu devant le silence de l’adulte,
- celui du vieillard pour qui la mort est plus une évidence inexplicable qu’une question,
- celui du fou qui refuse cette évidence,
- celui de la sage qui l’accepte et la « maîtrise »...

Nous avons voulu dire à quel point il est vivant d'accueillir cette mort inéluctable, d'en rire et d'en pleurer, de danser avec elle, de l'imaginer et de la ruser. Le rire désamorce la douleur et nous permet d'accepter les imperfections et les évènements de la vie que nous n'avions pas « prévus ». Le rire, c'est observer la vie en décidant qu 'on sera heureux « quand même et malgré tout ». Fabriquer du rire, c'est faire un pied de nez à cette mort qui nous attend et vers laquelle nous allons souriants... Parler de la mort pour mieux parler de la vie.


Même pas peur ou le voyage de Marcel est également un hommage à la lecture, ce qu'on y cherche et ce qu'on y trouve...
Car c'est dans la lecture que Marcel calmera sa colère et cultivera son imagination.
C'est l'occasion d'évoquer les immenses pouvoirs que sont lire, écrire et transmettre.


La Manufacture des Abbesses

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


Même pas peur!

Le thème

Théâtre Pièce: Même pas peur!

A partir du 22 septembre 2012. Mercredi et samedi à 15h.