Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


Malgré lui (La presse)


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« Que faire, passées congratulations, félicitations et admiration, quand un ami comédien trouve enfin son univers ? », interroge Charlotte Andres, metteure en scène. Elle a trouvé la réponse. Tout simplement le diriger ! C’est ce qu’elle fait pour « Malgré lui », pièce écrite et interprétée par Nicolas Vallet, qui raconte l’histoire d’un régisseur de théâtre poussé sur scène pour faire patienter les spectateurs venus assister à une représentation du « Médecin malgré lui », de Molière. Les comédiens ne sont pas là, mais « The show must go on »...

Hésitant et mal à l’aise, le régisseur tente de faire passer le temps. Entre définition du régisseur et exemples de situations où il est approprié de connaître cette définition, le spectateur - le vrai ! - s’ennuie autant que le personnage tente de le distraire. Mais, petit à petit, il se lâche, se reprend - « Excusez-moi, je ne sais pas ce qui m’a pris, je me suis emporté » -, avant de se laisser complètement aller. Et le plaisir s’installe. Pour une fois, il est sous les projecteurs. Lui qui marmonnait « Je suis pas comédien, j’ai pas le droit de m’exprimer, c’est dégueulasse » laisse tout sortir, ce qui lui passe par la tête. Entre souvenirs épars, poésie, réflexions, le portrait touchant d’un homme qui souffre se dessine. Comment vivre quand on est résumé par son travail, quand on ne connait que ça, quand bien-même son prénom, Régis, le prédisposait au métier de régisseur ? « Je suis un homme de l’ombre, en pleine lumière, qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Et l’ombre d’un homme de l’ombre, ça fait beaucoup d’ombre... pour quelqu’un qui est dans la lumière. »

Des morceaux de textes entêtants lui reviennent : la veille, le théâtre a fêté la millième du « Médecin malgré lui ». Du coup Régis interprète ces personnages, les vit, se laisse submerger par eux. Ils lui donnent une épaisseur et lui permettent d’exister, peut-être rien que pour un soir. Mais « les comédiens, c’est leur métier de faire semblant d’y croire ». Alors, il devient fou et avoue dans un souffle : « Fallait vraiment que je fasse une pause ». Il a en réalité séquestré les comédiens, mais aucune importance, puisqu’au théâtre tout est mensonge.

Le régisseur nous amène alors visiter son atelier, qui lui inspire un manifeste enflammé, presque surréaliste, drôle et plein de jeux de mots, pour la défense de ses compagnons : les accessoires de théâtre. Régis joue avec le public, le prend à partie, met en abyme le théâtre lui-même, vacillant à la frontière entre jeu et réalité.

Ce premier texte de Nicolas Vallet est drôle, touchant, humain, peut-être un rien longuet, un peu éparpillé, parfois. Il cite Wharol : « chacun aura son quart d’heure de gloire ». Gageons que « Malgré lui » ne sera pas le dernier « quart d’heure de gloire » de ce jeune comédien touche à tout.»

Malgré lui


 


MALGRE LUI (franceinfo)
envoyé par Manufacture_des_Abbesses. -


 

«Le comédien Nicolas Vallet incarne un régisseur projeté malgré lui sur la scène pour tuer le temps en attendant d’hypothétiques comédiens. D’abord timide, le personnage dérape rapidement et devient une bête de scène.
Malgré Lui débute par les traditionnel trois coups. Ce sont en fait les coups de marteaux de l'accessoiriste Régis qui passe alors timidement de l’ombre à la lumière. L’auteur et comédien Nicolas Vallet s’engouffre avec talent
dans la brèche qu’il ouvre entre dramaturgie et réalité.
Expliquer, raconter, critiquer ou même s’insurger, telles sont les différentes missions que se fixe le personnage et qui vont rythmer la pièce. Mais l’action de départ finit le plus souvent par des saynètes, exubérantes, touchantes et captivantes. En effet, le personnage tente de jouer, mais son naturel revient au galop, produisant le plus souvent un effet comique. La fausse naïveté du personnage, sa clairvoyance sur les travers humains, et ses jeux de mots apparemment innocents ponctuent la pièce (...)
Certains passages sont presque surréaliste, comme lorsque le comédien laisse la place à un poste de télévision dans laquelle il apparaît flouté, livrant une vive plaidoirie en faveur des accessoires de théâtre, pour brocarder la supposée réalité que nous présente parfois la télé.»

Malgré lui


 

«Recommander un spectacle qui n’aura pas lieu ? Voilà une drôle d’idée. Car ce soir, les comédiens, qui devaient jouer une pièce de Molière, ne viendront pas. Ils ont écrit un mot d’excuse, que le régisseur du plateau lit avec un certain embarras aux spectateurs. Mais le show must go on, comme il dit.
Le Spectacle doit continuer, coûte que coûte. Alors, cet homme de l’ombre profite de l’opportunité, fait un bon vers la lumière et s’empare de la scène. Le regard d’abords hébété, le verbe hésitant, l’acteur en herbe se prend petit à petit au jeu. Et Nicolas Vallet de se mettre à raconter tout ce qui lui passe par la tête. Du moins en apparence. Car ce one man logue, ou ce mono show, au choix, est en fait minutieusement écrit par lui-même. Mis en scène par Charlotte Andrés.
Malgré lui, Offre le délicieux spectacle d’un quidam à qui la parole est une fois donnée, et qui en profite pour essayer d’obtenir un peu plus que le fameux petit quart d’heure de célébrité cher à Andy Warhol. »

Malgré lui


 


La Manufacture des Abbesses

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


Malgré lui

La presse

Théâtre Pièce: Malgré lui

Du 4 janvier au 25 février 2010
Lundis 19h
Mardi 19h
Mercredi 19h
Jeudi 19h