
Louise danse entre le rêve, le refus et l’effondrement. Pour elle, mentir aux autres, mentir à elle-même, c’est son droit puisque ce qu’elle vit ne relève plus de l’humanité…
La mort, le danger, sont écartés de nos conversations, de notre éducation et de notre quotidien. Il n’y a pas que le temps qui nous soit dissimulé, il y a aussi notre faillibilité. Toutes nos faiblesses sont tues comme si l’on pouvait remédier à tout.
Socrate, Nietzsche, Freud, et tant d’autres l’ont déjà écrit : en maquillant notre condition absurde et tragique de cette façon, nous n’obtiendrons jamais aucune forme de paix intérieure.
Nous refusons de nous prévenir nous-mêmes. Est-il alors étonnant que cette mère, soudain confrontée à une situation pire encore que celle de la mort d’un proche, se réfugie dans la folie ?

