Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


Le regard des autres (La presse)


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«On ne change pas une équipe qui créé. Non contents d'animer leur petit théâtre de Montmartre avec une fougue et un point de vue manifeste,Les directeurs de la Manufacture des Abbesses aiment à révéler le travail de jeunes auteurs. Du plaisir, ils nous en donnent encore une fois avec cette pièce de Christopher Shinn. Son univers? Un théâtre existentiel axé sur les méandres de l'âme humaine. Les histoires intimes qu'il nous conte son celles qui se tissent entre trois jeunes gens de l'East Village à New-York, piégés entre leurs aspirations artistiques et une réalité briseuse d'utopies. (…) Trois vies floues, inquiètes, saisies à vif dans leur douloureuse précarité, entre asynchronicité des sentiments et dépressions individuelles.(…) Le théâtre de Shinn procède par coulée sensorielles, non-dits, ellipses, pointillés à combler, mots informes pareils à de l'étoupe, s'envasant au fond de la gorge. Tout içi suinte l'urgence, la difficulté d'exister, la perte de l'innocence, la testostérone et les fantasmes.(…) La mise en scène de Gilbert Désveaux parvient à élever ces courtes saynètes au rang d'expériences humaines. La force des situations et la présence charnelle des comédiens concourent à cette réussite. S'il nous invite à méditer sur les questions de l'art, de l'amour, du rapport aux autres et au monde sur un mode désinhibé, ce spectacle nous rappelle que c'est peut-être aussi ça, la rage de vivre : être au service d'un rêve que tout contribue à dissiper mais qui parfois finit par devenir réalité aimer, désaimer, planer, et faire l'amour afin d'atteindre le septième ciel au douzième coup de minuit. juste pour saluer l'an neuf.»

Le regard des autres


 

«Une pièce d'une incroyable densité. Elle questionne non seulement sur le rapport qui lie l'artiste à son art, bien sûr, mais aussi sur la relation qu'entretient ce dernier avec la quotidienneté, et le regard qu'il porte sur autrui et le monde qui l'entoure. Mark, Stephen et Petra sont aux prises avec la dure réalité de la vie sociale. c'est toute la difficulté à exister qui est aussi décortiqué. Echec amoureux, quête d'identité et besoin de reconnaissance s'entremèlent pour nous livrer une chronique moderne de la vie de ces trois artistes en devenir. C'est à la fois cru et touchant, toujours d'une belle finesse, et l'humour n'a pas été oublié. la grande force de l'écriture de Shinn réside dans la manière dont il parvient à exploiter l'espace dramatique laissé entre ce qui est dit et ce qui ne l'est pas. Gilbert Désveaux signe une mise en scène rythmée et carrée, qui nous emporte au coeur d'une habile succession de saynètes. L'interprétation des comédiens est convaincante. Yann Reuzeau oscille entre euphorie et dépit avec une belle justesse. Leila Moguez, Julien large et Walter Hotton suivent la même dynamique. Geoffroy Rondeau remporte encore toute notre adhésion.»

Le regard des autres


 

«La pièce, excellente, décortique avec une précision d'entomologiste notre petite machine humaine. Tout sonne vrai. La mise en scène très précise et les comédiens parfaits. (…) La pièce ne raconte rien d'autre que l'évolution des rapports des trois personnages. Ça parait peu mais c'est beaucoup.»

Le regard des autres


 

«Une touchante chronique du mal-être de notre époque dépeinte par le talentueux Christopher Shinn !»

Le regard des autres


 

«Plein d'humour et de tendresse»

Le regard des autres


 


 

«la pièce touche par la tendresse et l’humour qui enveloppe chaque personnage. Shinn dépeint un New-York moderne et les personnages qui vont avec, si attachants par leurs maladresses et leurs faux-pas. Dès la première scène, l’histoire captive sans qu’il n’y ait vraiment d’intrigue, et en outre le but est ailleurs : laisser les artistes s’exprimer sur eux-mêmes et les autres, dont le regard blesse parfois, pour réussir à capter, l’espace d’un court instant, de purs moments de vie...
Ainsi, chaque personnage tour à tour souffre, explose, raconte ses joies et ses peines, dans ce monde moderne où il est devenu si compliqué de vivre. Chacun va peu à peu laisser tomber le masque pour parler à coeur ouvert, sans crainte. Débarrassés des contraintes qu’ils s’étaient fixées, ils pourront redevenir eux-mêmes pleinement, pour le meilleur ou pour le pire...
Une pure merveille sur l’amour et l’humanité, traitée avec finesse et émotion»

Le regard des autres


 

«La Manufacture des Abbesses est un des lieux de Paris où se renouvelle la scène théâtrale française. Joli succès pour ces jeunes gens qui ont créé leur théâtre en 2006 sur les pentes de Montmartre, un lieu actif et vivant, dévolu à la création contemporaine. L’occasion de découvrir des oeuvres encore méconnues, comme ce « Regard des autres », de Christopher Shinn, jeune auteur new-yorkais, qui a déjà plusieurs pièces à son actif, adapté pour la première fois en France.
C’est un vrai plaisir que d’être confronté à l’univers d’un auteur en devenir. (…) Bien vite, on est pris par l’histoire, par les relations complexes et touchantes qui unissent les trois personnages principaux, et le spectacle ne tarde pas à trouver son rythme de croisière. (…) Ce sont les retrouvailles mouvementées de ces trois colocataires auxquelles on assiste. Tous trois sont en quête de reconnaissance et d’identité. Avec leurs fragilités et leurs doutes, ils nous deviennent vite familiers, d’autant que les portraits sont sans complaisance. Ces jeunes gens égocentriques ont aussi leurs ridicules : Petra, la strip-teaseuse, refuse catégoriquement de manger tout aliment contenant des hydrates de carbone Marc, le cinéaste autodestructeur, est un peu trop persuadé d’avoir trouvé Dieu.

En contrepoint de l’intrigue principale, les rapports du client de la boîte de strip-tease (remarquablement interprété par Walter Hotton) et de Petra, dont on pourrait craindre qu’ils frisent le cliché, sonnent juste. Et puisqu’on en est à décerner des satisfecit, c’est sans doute Geoffrey Rondeau dans le rôle de Tan, l’adolescent onaniste et exhibitionniste dont Marc tombe amoureux, qui emporte le plus l’adhésion.
Si le texte de Christopher Shinn est cru, il est surtout enlevé et drôle. L’auteur a situé l’intrigue entre les deux réveillons de Noël et du Nouvel An, ce qui donne lieu à quelques situations cocasses, comme lorsque les colocataires achètent deux sapins de Noël, ou lorsque Tan se met en tête de jouir au douzième coup de minuit…
On retiendra encore une jolie réflexion sur ce qui motive la vocation artistique. Pourquoi devient-on artiste ? semble se demander Shinn. Pas de réponse univoque à cette interrogation, mais un questionnement éclaté entre les différents personnages. Le titre anglais, «Other People», a été bien traduit. L’homme anonyme, fasciné par Petra, veut absolument comprendre en quoi elle est différente de lui. Comment on peut être une artiste intransigeante tout en gagnant sa vie comme strip-teaseuse. Elle lui explique en substance qu’elle ne prend du plaisir qu’en dansant pour des hommes et que l’artiste, comme la strip-teaseuse, a besoin du regard des autres pour exister. On pensera ce qu’on veut de la métaphore. Dans le contexte et grâce au sourire de Leïla Moguez, on est convaincu.»

Le regard des autres


 

« Cette pièce présente de telles qualités qu’elle ne saurait laisser son auteur, américain né en 1975, encore longtemps dans l’ombre de ce côté de l'Atlantique.
Dévorés d’impatience, de besoin de reconnaissance, que cherchent (ces trois personnages) dans le regard des autres ? De quoi conforter leur position d’artiste ? L’amour idéal ? Le désir des hommes sur leur corps exposé ?
Mais il est parfois plus facile d’exposer son corps que de se raconter, d’avouer ses doutes et ses peurs : les uns accrochés aux autres pour ne pas se perdre dans la grande ville anonyme.
Des corps étrangers viennent troubler le jeu : Tan (Geoffroy Rondeau), jeune éphèbe trouvé dans la rue, incarnation du sexe et de sa puissance, et L'Homme (Walter Hotton), bourgeois en quête de romanesque. Des regards qui déstabilisent. Et cette soirée de réveillon agit comme un réveil, une révélation pour chacun des protagonistes : leur vie va changer.
La mise en scène de Gilbert Désveaux accompagne avec élégance ce mouvement de ballet où les personnages forment couple, où l’intimité croît jusqu’au désir. Les acteurs s’y livrent, de plus, à une belle performance, incarnant la précipitation et l’appétit de vie des personnages avec un tel talent qu’on se sent proche d’eux, proche de leur difficulté d’être. Les contradictions des personnages répondent à certains de nos atermoiements.
Relevons le charisme de Geoffroy Rondeau qui interprète à merveille le caractère comique de son personnage, aussi rivé à son sexe que Sancho Pancha l’est à son estomac. Et Walter Hotton joue un personnage toute en vulnérabilité, avec une grande pudeur. On le voit attiré par le monde de Pétra, à l’image du professeur, dans "l’Ange Bleu" de Sternberg, par les jambes de Marlène Dietrich.
Chaque acteur a fait sienne la langue moderne, pleine de relief de l’auteur. Quant au regard des spectateurs, il s’est naturellement allumé de plaisir et de connivence.

Courrez à la Manufacture des Abbesses pour être parmi les premiers à voir une pièce et un spectacle promis à un beau succès.»

Le regard des autres


 

La presse étrangère, sur le texte de Christopher Shinn, lors des création à Londres et New-York :

« La pièce de Shinn parle de rêve et d'amour. Une telle écriture est rare. » The Independent (Londres)

« Avec grâce et compassion, Shinn dessine des personnages piégés en eux-mêmes, incapables de donner un sens à leur vie. » The Gardian

« Shinn apparaît comme un jeune Woody Allen pour le nouveau millénaire, brillant et souvent hilarant. Sa pièce est acerbe, intelligente et touchante. » Le Daily Telegraph (Londres)

« Christopher Shinn est l’un des tous meilleurs auteurs de la nouvelle génération américaine. » The New York Times


La Manufacture des Abbesses

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


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