
Un portrait.
Les grossesses répétées de La Joconde dans son jeune âge sont-elles la cause de la dégradation de ses jolies petites dents ?
L’espace d’une journée dans la vie de Paul, romancier aux prises avec un quotidien parsemé çà et là d’attentats suicides, sont amenés à se côtoyer Monna Lisa Gherardini, le supposé modèle de La Joconde, monsieur Sanchez, le plombier, madame Roméro, la voisine, Attila, le chien, Léonard de Vinci, le peintre, France, la fille du patron, Éric, l’éditeur, Faustine, la fille, Omar, l’ami déjanté, Djamila, la vendeuse enceinte, Ettore, l’assistant de Léonard de Vinci et jeune amant de Monna Lisa, Paul lui-même et son voisin furieux… La seule absente est une autre Mona, la femme aimée, partie aux sports d’hiver avec le mari.
En 1503 et en 2006, tous ces êtres en mal d’amour ou d’humanité nous livrent leurs désirs secrets et leurs funestes projets dans la voiture de Paul, au téléphone, au restaurant, dans l’atelier à Florence, tissent anarchiquement le tragi cocasse imbroglio d’une journée comme tant d’autres…
Il s’agit d’évoquer, en une heure, par un déluge de mots et dans une tyrannique tension une vingtaine de vies, entre splendides et pathétiques, qui racontent une vie. Ou plutôt une tranche de vie. Ou mieux dire une infime tranche de vie. Celle de Paul.
Un portrait. Pas celui de Monna Lisa. Celui de Paul Lemeur. Un homme parmi tant d’autres. Aujourd’hui.

