Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


La Jeune Fille et la Mort (Note d'intention)


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« Stefan Zweig, dans «La pitié dangereuse disait» : Tant que subsiste la mémoire des faits, il ne peut y avoir de pardon….

Que se passe-t-il quand la victime devient bourreau ? Qui peut séparer nettement le bien du mal ? Où devons-nous chercher la vérité ? Un des propos de « La jeune fille et la mort » est d'explorer l'abîme de ce binôme.

La scène n'a pas de murs. Comme une salle de torture dans laquelle chaque faiblesse humaine est mise à nue. Reste une seule ouverture -une porte, peut être une fenêtre - comme un diaphragme entre les choix de la victime et leurs conséquences. Intentionnellement, la mise en scène universalise l'histoire d'une femme, de deux hommes, d'un pays (le Chili des années 50), pour la sublimer en une affaire de toute l’humanité. Partout dans le monde, la manipulation, les tortures morales et physiques sont des armes tour-à-tour utilisées. Il est facile de basculer de bourreau à victime, et la victime aussi peut se transformer en bourreau.

Le jeu des comédiens, tout comme l'espace où ils évoluent est naturel, pressant, rythmé, ne laissant aucun répit aux personnages ni au public, dans cette recherche de catharsis et de vengeance. Les frontières entre protagoniste et antagoniste sont éphémères, tant il est vrai que la violence attire toujours la violence, et que l'innocent est le seul à se sentir innocent.

Une grande importance est donnée à l’éclairage, charnière d'un enjeu profond des relations entre les personnages. Il intervient sur l'histoire d'une façon très forte, privilégiant les zones de transition entre ombre et lumière.
L’atmosphère ocre, terreuse, de ce huis-clos, plongée dans des arythmies, entre vérités et mensonges, permet au spectateur d’entrer dans l’intimité des personnages et de se transformer à la fois en voyeur, comme Escobar, en protagoniste victime/tortionnaire comme Paulina et en antagoniste bourreau/victime comme Miranda. Car il n’existe pas de vérité absolue.
La convention théâtrale permet de reproduire la réalité par une mise en scène contemporaine, voire épurée qui associe le spectateur. Elle lui fait admettre l'universalité des personnages.»

Massimiliano Verardi, metteur en scène

La Jeune Fille et la Mort

La Jeune Fille et la Mort


 


La Manufacture des Abbesses

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


La Jeune Fille et la Mort

Note d'intention

Théâtre Pièce: La Jeune Fille et la Mort

Du 22 février au 19 mars 2017
Mer 21h
Jeu 21h
Ven 21h
Sam 21h
Dim 17h