Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


La Folle Allure (Note d'intention)


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« La Folle allure » est un livre d’une grande sensibilité. Sa poésie m’a envahie dès la première lecture et m’a fait partir en voyage. Un voyage initiatique qui conduit à la lumière, voilà comment je pourrais le résumer.
J’ai eu envie de le transposer à la scène, de voir Lucie se mettre à bouger, sortir de la page pour venir nous raconter son histoire. Magali Herbinger est Lucie.
C’est une évidence. C’est elle qui m’a guidée vers ce roman, elle qui m’a donné l’impulsion nécessaire pour entamer le travail. La liberté est l’axe principal, le tronc du récit. Du cirque aux bois du Jura, Lucie se construit. Elle avance à tâtons. Elle cherche et bien sûr, elle mûrit. Elle prend de la hauteur.
Pour permettre à l’histoire de naître sous les yeux des spectateurs, la scène se scinde en deux espaces : Le passé et le présent.
Le passé, lieu de l’enfance où le théâtre se joue et où l’actrice est tour à tour une petite fille, une adolescente, une jeune mariée. C’est le lieu de l’envie, de la fugue, de la fraîcheur et de la désillusion. L’éclairage y est joueur, multiple, indomptable. Il nous donne à voir des chimères : un loup, un cimetière italien, un ogre, un arbre. L’arbre d’enfance où s’enracine l’espoir.
Le présent, quant à lui, est le lieu où Bach résonne de toutes ses notes. Un fauteuil y trône, sans âge. Il est là, implacable, éclairé crûment, mais Lucie, avec magie, le transforme et révèle l’impalpable. Dans ce lieu, elle découvre une nouvelle musique, les battements de son coeur enfin apaisés. Sa danse éphémère rythme le temps qui passe. Dans cette chambre d’hôtel, le personnage est venu chercher le silence. La créatrice s’y réfugie pour entasser des pages noircies par sa mémoire. L’ange aux cheveux roux l’accompagne, c’est son double rieur et ensemble, ils prennent sous leurs ailes, une vieille dame rencontrée dans une maison de retraite.
Ces deux espaces s’entrecroisent, finissent par se rejoindre. Lucie grandit comme son arbre. Un trapèze apparaît. Nos âmes d’enfants attendent l’arrivée des acrobates sous le chapiteau, mais ils ne viennent pas. Eteignez les lumières, laissez-vous gagner par l’obscurité et sous les roulements du tambour, levez votre regard vers le ciel.

Rachel RUELLO
Metteur en scène


La Manufacture des Abbesses

7 rue V�ron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


La Folle Allure

Note d'intention

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