
Enfant, ma mère me lisait les contes russes et la Baba Yaga me terrifiait. Plus tard, j’ai relu ces contes moi-même et ai été plongée, grâce en partie au génie des illustrations de Bilibine, dans un univers magique qui m’a accompagnée longtemps. Ce n’est plus alors une méchante sorcière qui m’est apparue, mais une grand-mère sage et magnanime.
Avec Philippe Ferran, nous avons voulu mettre en avant le parcours initiatique de cette enfant au contact de la Baba Yaga, et la naissance d’une relation. Nous avons également travaillé sur la transmission intergénérationnelle, la suggestion, le rêve et la capacité enfantine de construire tout un monde avec un bout de carton, et de trouver au fond de soi-même la ressource nécessaire pour affronter la vie.
Héloïse MARTIN

