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Actualité | France
Violences conjugales : une femme meurt tous les deux jours
Delphine de Mallevoüe .
Publié le 03 octobre 2006
Le Figaro


Tous les indicateurs sont au rouge. Mais cette flambée des statistiques montre aussi que les victimes portent de plus en plus plainte.

PLUS les études sur les violences conjugales se multiplient, moins les résultats sont encourageants. Alors que l'enquête de novembre 2005, menée pour le compte du ministère de la Cohésion sociale, révélait qu'une femme mourait des suites de violences conjugales tous les quatre jours, le rapport 2006 de l'Obser vatoire national de la délinquance (OND) annonce qu'il en meurt une tous les deux jours.

En 2004, pas moins de 34 848 violences non mortelles ont été commises sur les femmes par leur conjoint ou ex-conjoint, soit une hausse de 13,6% par rapport à 2002, révèle le rapport de cet observatoire, fondé sur les données fournies par les services de gendarmerie et de la police nationale. Quant aux meurtres et aux viols commis sur concubines, ils ont respectivement augmenté de 13% et de 35,2% en trois ans (de 2002 à 2004). Tous les milieux sociaux continuent d'être touchés par ce fléau.

«Briser l'omerta»
Pour autant, «ce serait une erreur de dire que les femmes battues sont plus nombreuses qu'avant, tempère Valérie Bonvoisin, chargée d'études à l'OND qui a mené l'enquête sur les violences conjugales. N'est-ce pas plutôt que les femmes sont de plus en plus nombreuses à dénoncer leur situation, grâce aux campagnes de préven tion ?» Une différence de méthodologie expliquerait le décalage entre les statistiques du ministère et celles de l'OND, qui certifie pourtant «s'approcher le plus de la réalité».

C'est sur un autre aspect de la question que s'est penché Aldo Rocco. Déterminé à «comprendre l'incompréhensible», cet écrivain italien de renom, qui a préféré écrire sous pseudonyme, vient de publier Pourquoi les hommes frappent les femmes. Violences conjugales : l'enquête (Éditions Alban). «Pour une fois, la parole est donnée aux coupables, aux hommes, souligne-t-il. Une façon de passer de l'autre côté du miroir, pour tenter de découvrir ce qui se passe dans leur tête quand ils deviennent violents.»

Le plus souvent, les agresseurs évoquent des abus et des maltraitances dans leur propre enfance. D'autres attribuent leur violence à un mariage non souhaité et trop précoce ou à une hétérosexualité mal assumée. Certifiant ne pas chercher à les excuser mais à mieux cerner les mécanismes psychologiques qui sont alors mis en jeu, Aldo Rocco espère ainsi «briser l'omerta sur ce sujet» en Italie.

L'ouvrage fait d'ores et déjà réagir les associations de défense du droit des femmes qui estiment que la seule volonté de comprendre l'acte des hommes violents est déjà la négation de leur délit. Selon Annie Guilberteau, directrice générale du Centre national d'information sur les droits des femmes et des familles (CNDIFF), les violences conjugales ne relèvent pas «de la pathologie mais de la délinquance et de la volonté de contrôle et d'appropriation des femmes». Qu'importe s'il y a des facteurs psychiques ou non qui favorisent le passage à l'acte, «ils ne l'expliquent et ne l'excusent en aucun cas».


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