Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


DIEU (La presse)


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«Et c'est partit pour un joyeux délire avec double voire même trible mise en abîme du théâtre dans le théâtre. On se laisse volontiers prendre par la loufoquerie du propos et l’énergie déployée sur scène. Au final, un moment des plus sympathiques»


 

"Quoi ? Hépatitis et Diabétès cherchent une fin à leur pièce de théâtre. Pendant un peu plus d'une heure, ils vont être plongés dans l'univers de Woody Allen, avec ses questions existentielles tournées en dérision (ou inversement), ses anachronismes délirants et ses mises en abyme.
Qui ? Des comédiens cachés dans le public vont monter sur scène et déclencher des digressions à cette pièce interactive : une nymphomane de La Courneuve, deux touristes américains grotesques venus leur vanter les bienfaits de la liberté ou un faux spectateur agacé par le déroulement du spectacle.
Alors ? On ne s'ennuie jamais, dans cette pièce mise en scène par Nicolas Morvan, tant le rythme est soutenu, les répliques sont mordantes et les comédiens excellents. C'est hilarant et totalement imprévisible."


 

"Les femmes, la religion, le rapport au temps, le sens de la vie... Les sujets abordés par Woody Allen dans son théâtre évoquent ceux de son cinéma. L'auteur américain sait toutefois se servir des instruments de la scène afin que, précisément, ses pièces ne soient pas le reflet de ses films. L'interactivité avec le public, l'anachronisme des personnages de tragédies grecques et ceux du temps présent participent au ton loufoque de 'Dieu'. Ici, la fiction rejoint la réalité, à moins que ce ne soit l'inverse, la question fondamentale étant de savoir si l'être humain existe vraiment. Woody Allen joue, comme à son habitude, avec les mots pour aborder des questions existentielles qui restent sans réponse. Même si la mise en scène révèle un défaut de moyens - des costumes minimalistes, une économie totale de décors, un caddie de supermarché pour signifier le char divin -, l'énergie et l'enthousiasme communicatifs de la troupe l'emportent. Le plaisir de jouer des comédiens se transmet et bien que le fil de l'intrigue se perde peu à peu, l'attention se transporte finalement sur les mimiques et les répliques toujours plus burlesques des personnages. Ce délire progressif donne l'impression que l'improvisation prend parfois le pas sur la fidélité au texte mais il n'en est rien : la folie du spectacle est celle de la pièce. Et peut-être même de son auteur."


 


 

"A la manufacture des Abesses, Nicolas Morvan a sorti de l'oubli une piécette écrite dans les années 70 par le réalisateur de La Rose Pourpre du Caire. On y retrouve le charme nonsensique des premiers films du cinéaste, quand il réalisait Guerre et Amour, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe...sans jamais osé le demander à une époque où le comique ne cherchait pas encore à démontrer qu'il pouvait être l'égal new yorkais de son maître Bergman.
Durant l' Antiquité, un auteur et son acteur cherchent une fin pour leur pièce. L'auteur veut à tout prix obtenir un Prix pour son oeuvre et s'ingénie à trouver un final à la hauteur de ses ambitions. A partir de ce canevas classique, tout va partir en vrille, s'accélérer follement puis basculer dans le délire le plus total. Le Choeur Grec déraille, les protagonistes prennent conscience d'avoir été inventés et appellent Woody Allen lui-même, Dieu est convoqué puis remis en question. L'Antiquité se confond avec le présent, les interrogations métaphysiques alternent avec des considérations beaucoup plus pragmatiques sur le prix des choses et les désirs sexuels de chacun.
A cet exercice pirandellien, en apparence brouillon, Nicolas Morvan appose une mise en scène bariolée, souvent burlesque, à la hauteur du délire: un athlète tire derrière lui, avec difficulté, un dérisoire cheval l'ouvreuse vient parler au public des spectateurs déboulent sur scène, les acteurs changent de costume, parlent au public, expriment leurs doutes et leurs désirs. Assez rapidement, on perd le fil d'une pseudo intrigue, on ne comprend plus rien, sans jamais pourtant s'ennuyer. On tend l'oreille pour happer avec délice chacune des répliques qui font mouche et provoquent de franches rigolades.
Les comédiens, inspirés, en apparente roue libre, ont l'air de s'amuser avec nous durant cette petite heure qui passe trop vite. On a l'impression que l'improvisation est de mise alors que tout est fort bien agencé, pensé, pour transposer ce texte trop méconnu et qui nous fait parfois bien regretter le temps où Woody ne se prenait pas encore pour Bergman."


La Manufacture des Abbesses

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


DIEU

La presse

Théâtre Pièce: DIEU

Du mardi au samedi à 19h. Prolongations jusqu'au 26 juin