
Julien Béramis (Alpha)
Comédien, poète, conteur, performeur, Julien Béramis a 27 ans. Il interprète Alpha, le rôle principal de «ConaCriKa». Dernièrement il est à l'affiche d'«Omar m'a tuer», de Roschy Zem, et de «Grossesses Nerveuses», mis en scène par Philippe Hersen, avec Anémone. Au théâtre, on a pu le voir dans «Venus» (2010-11) et «Les Nègres» (2006-2007), mis en scène par Cristèle Meira au théâtre Athénée-Louis Jouvet et au festival d'Avignon, ainsi que dans la création danse «Les Amants» (2007-2009).
Au cinéma, il sera à l'affiche du «Mur du silence», de Jean-Claude Barny de «Daron», de Gary Pierre-Victor et du «Combat continue», de Nicolas Devirieu.
Né d’une mère métropolitaine et d’un père guadeloupéen, bien qu’ayant grandi dans l’Hexagone, il est très influencé par la culture antillaise. Son 6e sens, l'«énergie», émet une force physique, des ondes ou des fréquences concrètes. L’énergie est un langage subtil et directement lié à notre émoi. Elle est fondamentale pour Julien dans son approche de son art. Son choix est clair : sa sincérité et son énergie, il les exprimera aussi à travers l’art. C’est une partie de sa contribution sur Terre. Partager, transmettre, échanger, aller à la rencontre de l’autre.

Forbon N'Zakimuena (Oumar)
Forbon N'Zakimuena interprète le rôle d'Oumar. Dernièrement il a joué dans «La paix», d'Aristophane, mis en scène par Agnès Trédé et Laurence Fauc (Théâtre des Amandiers, Nanterre, 2010). En 2012 il sera à l'affiche de «No States», par The Rapumentary.
«J'ai accepté de jouer pour Facinet avant tout pour sa démarche, à laquelle je suis très sensible. J'ai 21 ans. Etant Français d'origine Zaïroise, je suis à un moment de ma vie où je me pose des questions sur mon identité, sur mon histoire, celle de mes parents et celui d'un peuple et d'un territoire que je ne connais que très peu : je n'ai jamais mis le pied là-bas et je n'ai plus parlé l'ingala depuis très longtemps! Au fil des années, ces choses commencent à peser en moi à tel point que je me sens comme un être dénaturé. Outre le plaisir de jouer et l'engagement politique que je défends de tout cur, c'est aussi le désir de nouer des liens avec Mère Afrique qui me pousse à porter ce projet stimulant tant artistiquement qu'humainement.»

