Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


Au revoir, Pays (La Presse)


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« Découverte, création, émotion. Tel est le cocktail qui vous attend
avec Au revoir Pays. On y découvre une jeune auteur, metteur en scène et comédienne particulièrement douée, Thiane Khamvongsa, dont "Au revoir Pays" est la première création mais aussi une autre comédienne formidable, Na-Bi Shin, au milieu d'une distribution (…) pleine de charme. Le texte est marqué du sceau de la sincérité, puisqu'il s'agit de la propre histoire de la famille de Thiane Khamvongsa, d'origine laotienne, née en 1981 dans un camp de réfugiés en Thaïlande.

Cette pièce (…) saisit le spectateur dès le début et ne le lâche pas
d'une heure et demie. L'on s'attache très vite aux membres de cette
famille, tant les personnages sont incarnés. On croit à leur histoire et elle nous émeut.

La mise en scène très simple, faite avec peu de moyens, porte la pièce avec une grande efficacité. Le talent des comédiennes jouant la mère - Thiane Khamvongsa - et la fille - Na Bi Shin - participe pleinement de l'agréable sentiment de justesse qui se dégage de ce spectacle fort mais jamais larmoyant, à la portée universelle.»

Au revoir, Pays


 

« L’histoire est dure, violente, injuste… on crie, on souffre… Mention spéciale à la mise en scène : scènes de violence, de peur… bravo à Thiane et Sophie O’Byrne. (…) Thiane incarne le rôle de sa propre mère à merveille avec cette volonté, cette force, cette détermination maternelle. (…) Les souvenirs et les sentiments de l’auteur nourrissent l’histoire et le jeu des comédiens. Intégration, identité, choc des cultures, l’administration, la langue… tout y est. Belle performance de la comédienne Charlotte Brédy en fonctionnaire de l’état pressée, qui essaye de rendre les choses sympa mais qui au final n’a pas le temps d’aider ces gens. Thiane a fait passer le message (…) et parle au nom de toute cette génération de réfugiés laotiens, vietnamiens et cambodgiens qui maintenant qu’elle est adulte peut raconter ces incroyables histoires dramatiques et heureuses de leurs parents. Dans une culture où le silence est d’or, les nuds se nouent facilement. Pour les dénouer, on peut peut être commencer par une pièce de théâtre. Mention spéciale à Na Bi Shin : son rôle monte en puissance durant toute la pièce. Bluffant de sincérité. Cette petite est à surveiller. Il faut que vous alliez voir cette pièce ! »

Au revoir, Pays


 

«Thiane Khamvongsa raconte l'histoire de sa famille qui réussit à fuir le Laos communiste après des péripéties terrifiantes. C'est touchant, prenant, utile aussi, surtout quand on oublie qu'il y a derrière chaque exilé une histoire d'hommes. C'est exactement le théâtre qu'on aime.»

Au revoir, Pays


 

«Exil, identité et intégration sont les trois mots cur de cette pièce, grandement autobiographique donc, et qui se revendique avant tout comme un travail de mémoire. Comme le dit l’auteure, il s’agit de retrouver la parole pour lutter contre l’oubli, lever le voile sur 30 ans de silence. Il s’agit également de comprendre les difficultés éprouvées par ces gens autours des notions d’identité et d’intégration. Et de manière générale, comment savoir qui l’on est vraiment si l’on ne sait pas d’où on vient ?

L’écriture de Thiane Khamvongsa est très intéressante, et son propos très riche nous touche par tout ce qu’il comporte d’authentique. Les sujets abordés trouvent un écho particulier et fort dans l’actualité et nous laissent difficilement indifférents.

La mise en scène, est très sobre, ce qui peut laisser parfois ressentir une légère froideur, contredite pourtant par l’intensité des propos et des faits. On ressent comme une volonté de rester factuel, avec sans doute le parti pris de ne pas tirer sur la corde sensible, sur toute cette partie qui se déroule au Laos, alors que la seconde moitié de la pièce, ayant lieu en France, peut-être plus le fruit d’un ressenti personnel plutôt que rapporté, est plus interpellante, presque plus touchante.

Le long monologue de Na Bi Shin, interprète de la fille aînée, qui parle, on le sent bien, en lieu et place de Thiane Khamvongsa, est particulièrement émouvant.

Du jeune théâtre d’auteur qui gagne à prendre de l’assurance et des galons, mais qui est plein de promesse et qui a déjà l’essentiel : un propos authentique et percutant.»

Au revoir, Pays


 

« Il est indéniable que de toutes les communautés présentes, les immigrés venus d'Asie, ne bénéficient pas de toute la compréhension qu'ils méritent (…) tant leur discrétion est réelle, ce qui n'annule pas pour autant les difficultés qu'ils rencontrent dans la vie de tous les jours. (…) Cette pièce déclenche une évidente empathie chez le spectateur lequel se dit alors être passé sans nul doute à côté d'un humanisme qu'il était censé manifester.une phrase résume bien la situation " les blancs vivent dans un monde accéléré. " Au point de ne pas voir ce qui se passe à côté d'eux ... Ce texte porteur d'émotions nous donne à réfléchir et il serait souhaitable qu'il soit vu par le plus grand nombre d'entre nous. »

Au revoir, Pays


 

« (…) Pendant une heure et demie, Thiane nous a embarqués : dans sa vision contemporaine des thèmes abordés, cette histoire peut être partagée par beaucoup d'autres, les déracinés, les exclus, les jeunes et moins jeunes générations qui se cherchent une identité, une culture, une appartenance et tous ceux qui, tout simplement, n'ont jamais eu vent de l'incidence d'un changement de régime sur les destins individuels. Sans tomber dans le mélodrame et la mièvrerie, elle nous transporte dans son histoire en nous parlant des faits, en allant à l'essentiel, sobrement, intensément. La célèbre phrase de Mies Van der Rohe "Less is more" prend ici tout son sens. La justesse des mots, du ton, de la mise en scène, de l'éclairage et du jeu des comédiens (…) nous a totalement subjugués. Thiane nous laisse le libre choix d'interpréter son histoire. Elle nous livre à nos réflexions et à nos réponses. Avec cet esprit à la fois critique et ouvert, un esprit qui favorise la translatéralité entre les arts et les cultures, entre les idées et les peuples, arriverons-nous à mieux négocier le choc culturel, les conflits de générations, le choc entre deux mondes ? (...) A chacun de se poser les bonnes questions, à chacun de prendre les décisions qui lui semblent justes. A chacun j'espère que vous serez très nombreux à y aller de s'offrir au passage un travail introspectif. Allez-y nombreux, il y a du potentiel, du talent et de l'émotion, cela vaut vraiment le déplacement !»

laofr.net


 

« L’épopée d’une migration clandestine, de la décision de partir du Laos aux difficultés d’adaptation en France … C’est l’histoire de Thiane Khamvongsa, co-mise en scène par l’auteure elle-même à la Manufacture des Abbesses à Paris.

Au revoir, Pays raconte l’une de ces innombrable histoires de réfugiés comme il en existe des millions de par le monde. Originaire du Laos, Thiane Khamvongsa s’est inspirée de sa propre famille forcée à l’exil lors de l’arrivée au pouvoir du régilme communiste, en 1975. La pièce illustre d’abord les pressions vécues au quotidient par Somphone, ancien offcier de l’armée royale déchue, ses enfants, son épouse, le passage par le camp de rééducation idéologique, puis la nécessité de la fuite, les mains presque vide. Elle livre aussi un peu de la dureté de la migration clandestine : le déchirement du départ, la soumission aux passeurs, l’insécurité, les rapines permanentes … la peur, aussi, devant l’inconnu. Elle montra enfin le déclassement brutal subi par une famille bourgeoise qui débarque dans un pays dont elle ne parle pas la langue, ne comprend pas les codes et où chacun doit trouver un emploi, une formation, une place à l’école. Ici, ils ne sont plus rien, tout doit être recommencé à zéro… Pour les plus jeunes enfants, ce sera plus facile. Encore qu’ils se sentent tiraillés entre la vie qu’ils mènent avec leur nouveaux amis et l’ambiance du pays que Khantamaly, leur mère (jouée par l’auteure de la pièce), tente de préserver dans leur nouveau foyer-HLM. La rencontre entre cette femme qui ne possède pas la moindre notion de français et la pétulante assistante sociale chargée d’accompagner les réfugiés dans leur ion témoigne du fossé culturel et humain qu’il leur reste à franchir. Une uvre servie par de bons comédiens et utile, à l’heure ou les migrants anonymes semblent, avant tout, être considérés comme une nuisance. Une pièce lauréate du prix Paris Jeune Talents. »

Sandra Mignot
ASH / Actualités Sociales Hebdomadaire


 

" Allez vite voir cette pièce. J'ai été très touché par cette histoire mise en lumière par un jeune auteur et metteur en scène. Le Laos dans les années 70, les conditions de vie d'une famille contrainte de partir, l'immigration vers la France... la trame est bien construite et bien racontée. Les comediens sont meticuleux et talentueux. Plus un mot....sinon la critique risque d'etre longue ..... j'ai aimé tous simplement"

Boutiej Hadi
Vallée FM


La Manufacture des Abbesses

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


Au revoir, Pays

La Presse

Théâtre Pièce: Au revoir, Pays

Jeu 21h
Ven 21h
Sam 21h
Dim 17h.

Du 10 sept au 31 oct. (Relâche le 16 septembre 2010)